• 5 merveilles du patrimoine parisien disparues à jamais

    Le palais des Tuileries

     

    Si Paris est l’une des villes les plus touristiques au monde, c’est en grande partie pour ses monuments emblématiques, chargés d’histoire et plus que centenaires. Seulement, d’autres constructions aujourd’hui détruites, auraient pu rendre la capitale encore plus impressionnante ! Suivez-nous pour un petit voyage dans le temps à la découverte de quelques uns de ces imposants édifices !

     

    Le Palais des Tuileries

    Construit à la demande de Catherine de Médicis au 16ème siècle, le Palais des Tuileries a fait partie du panorama parisien pendant plus de trois siècles. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne passait pas inaperçu : sa façade de 266 mètres de longueur faisait directement face au palais du Louvre et ses jardins, seuls vestiges restant aujourd’hui, offraient une vue dégagée sur la place de la Concorde. 

    Ce palais, modifié au gré de ses occupants, a accueilli les familles royales à différentes périodes, d’Henri IV à Louis XVIII. Un incendie pendant la Commune le détruit en 1871 et ses ruines seront rasées en 1883.

     

    5 merveilles du patrimoine parisien disparues à jamais

    Le palais des Tuileries vu depuis le Louvre, vers 1868.

     

    Le Palais du Trocadéro

    Là où aujourd’hui se dressent des édifices résidentiels et des ambassades, il y avait des bâtiments extraordinaires, voire exotiques. Les 7ème et 16ème arrondissements de Paris ont en effet été les arrondissements de prédilection des différentes expositions universelles des XIXème et XXème siècles et ont accueilli des dizaines de constructions étourdissantes.

    Dès le début voués à la destruction, ces monuments ont tous disparu, sauf le Grand et le Petit Palais, construits pour l’Exposition de 1900. De tous ces édifices pharaoniques, le plus majestueux restera sans doute le Palais du Trocadéro, construit en 1878 et détruit en 1935 pour laisser place à l’actuel Palais de Chaillot. De cette construction édifiée dans un style éclectique, mêlant inspirations mauresques et néo-byzantines, il ne reste aujourd’hui que le nom.

     

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    La Galerie des Machines

    Les proportions de la Galerie des Machines, construite pour l’Exposition universelle de 1889, sont gigantesques : 115 mètres de large, 43 mètres de haut et 420 mètres de long. Situé au bout du Champ-de-Mars, cet immense monument n’avait rien à envier à sa voisine la tour Eiffel et possédait alors les plus grandes voûtes au monde.

    Mais, contrairement à sa comparse en fer puddlé, la Galerie des Machines ne survivra pas très longtemps. Transformé un temps en vélodrome, cet immense hall d’une taille au sol équivalente à celle du parc Monceau sera finalement détruit en 1909.

     

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    La gare de la Bastille

    Située au niveau de la place de la Bastille, la gare du même nom a été pendant plus d’un siècle le passage obligé pour de nombreux habitants de la banlieue parisienne. Avant la construction du RER A, elle était en effet le terminus, et la seule gare intra-muros, de la ligne Vincennes, desservant une grande partie de la banlieue Est de la capitale.

    La gare de la Bastille est restée en service jusqu’en 1969 et a continué d’exister comme lieu d’exposition jusqu’en 1984, année de sa destruction. Son emplacement accueille aujourd’hui l’Opéra Bastille, ouvert en 1989.

     

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    Les Halles de Paris

    Les Parisiens ayant connu ces pavillons en fonte érigés par l’architecte Baltard s’en souviennent avec nostalgie. Et pour cause, c’est ici que les habitants et commerçants de tout Paris se sont ravitaillés pendant plus de 800 ans ! L’histoire du Ventre de Paris, d’après l’expression utilisée par Zola dans son roman de 1873, débute en 1137 lorsque Louis VI installe un premier marché, alors situé à la lisière de la ville.

    Cet ensemble d’étals en tout genre prendra de l’ampleur au fil des siècles : au moment de la construction des Halles de Baltard en 1852, il est déjà le plus grand marché de Paris et le point central du ravitaillement de la capitale. Les édifices du XIXème siècle seront détruits en 1969 et le marché transféré en banlieue, à Rungis principalement. À leur place se trouvent aujourd’hui le Forum des Halles et la Canopée, achevée en 2016 après des années de travaux.

     

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    Article paru dans ParisZigZag

     


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