•  L’impressionnant immeuble-cathédrale de la rue Réaumur

     

    Quelle voie parisienne possède le plus de façades capables de vous faire écarquiller les yeux et vous laisser bouche bée ? On ne sait pas vous, mais nous, on a désigné la grande gagnante… La rue Réaumur !

    On vous le concède, cette rue des 2ème et 3ème arrondissements a eu un peu plus de chance que les autres : c’est à l’occasion de son percement que le premier concours de façades de la capitale a eu lieu en 1897. Résultat, la voie est parsemée de façades plus jolies les unes que les autres. Aujourd’hui, on s’arrête devant le numéro 61.

     

    Un immense édifice néogothique sur le thème du temps

    Pensé au tournant du XXème siècle par les architectes Philippe Jouannin et Édouard Singery en 1900, cet édifice qui fait l’angle avec la rue Saint-Denis fait clairement partie de ceux qui en imposent le plus dans cette rue. Sa taille déjà, lui donne une prestance que ses voisins n’ont pas. Mais c’est vraiment son architecture qui impressionne. Et pour cause, d’un point de vue architectural, l’édifice se présente tel un édifice néogothique, bien loin de la tendance Art nouveau qui avait alors toutes les faveurs dans la capitale.

     

     

    L’impressionnant immeuble-cathédrale de la rue Réaumur

     

    La partie centrale est de loin celle qui se démarque : elle nous rappelle immédiatement les églises et cathédrales médiévales avec ses détails et ses hautes fenêtres en ogive que l’on imaginerait bien recouvertes de vitraux. Ajoutons à cela une sublime horloge monumentale, décorée sur le thème du temps et de l’astrologie. Sur ce cadran qui rivalise avec les plus beaux de la capitale, on découvre les différents signes du Zodiaque (que l’on retrouve sculptés un peu plus bas dans une forme animalière) et les douze mois de l’année, gravés dans une typographie typiquement médiévale. Un délice pour les yeux.

     

     

    L’impressionnant immeuble-cathédrale de la rue Réaumur

     

    Immeuble du 61 rue Réaumur, 75002

    Métro : Réaumur-Sebastopol (lignes 3 et 4)

     

    Article paru dans Paris ZigZag

     

     

     


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    Paris n’a pas eu beaucoup de maires : à peine une dizaine en près de deux siècles et, surtout, aucun entre 1871 à 1977. Mais, rassurez-vous, Paris a bien été administrée par quelqu’un pendant tout ce temps : par les préfets de la Seine, nommés par le gouvernement et assistés par le Conseil municipal de Paris et son président.

    Si le Président du conseil municipal n’avait guère de pouvoir, il était tout de même considéré comme important aux yeux des Parisiens, puisqu’il était, contrairement au préfet de la Seine, élu, même si indirectement, par eux. Une nuance notable quand on sait qu’en 1879, c’est un homme de couleur, Français depuis seulement quelques années, qui a pris la tête du Conseil municipal. Son nom ? Severiano de Heredia.

     

    Un homme au destin hors-du-commun, oublié par l’Histoire

    Né le 8 novembre 1836 à La Havane (Cuba), cet homme politique se révèle avoir l’un des parcours les plus étonnants de l’histoire de la capitale. Métis, il est le fils d’esclaves affranchis qui se sont installés à Cuba pour gérer des champs de canne à sucre. Né dans une famille aisée et cultivée, il est à peine adolescent lorsqu’il arrive en France avec son oncle et sa tante, mais il n’aura la nationalité qu’à l’âge de 34 ans, soit neuf ans avant d’être élu Président du Conseil municipal, en 1879.

    Il ne restera que quelques mois à ce poste, mais sera la première personnalité noire élue par ses pairs à un rôle aussi important en France. Severiano de Heredia sera également brièvement ministre en 1887. Encore une fois, il sera le premier homme de couleur tenant un poste de cette envergure. Un petit miracle quand on sait que nous ne sommes que trente ans après l’abolition de l’esclavage en France métropolitaine et dans ses colonies, et à une époque où des villages entiers d’hommes et de femmes considérés comme « primitifs » sont déplacés d’Afrique ou d’Amérique du Sud pour faire le spectacle aux Parisiens…

    Décédé le 9 février 1901 à Paris (France), son nom a injustement été oublié de l’histoire de Paris jusqu’en 2013, date à laquelle une (petite) rue du 17ème arrondissement a été nommée en son honneur.

     

    Article paru dans Paris ZigZag

     

     

     

     


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  • Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

     

    Perdez-vous dans le coin de Paris le plus densément peuplé, il y a toujours quelque chose à découvrir… D’ailleurs, savez-vous que le 11ème est l’arrondissement qui compte le plus de stations de métro : 25 au total !

    Charmant, mignon, bobo, insupportable ? On l’aime ce 11ème !

     

    Ses magasins ultra-sympas

    Chez Brigitte Campagne et sa boutique « Ancienne mode », vous allez pouvoir chiner des tenues originales du 19ème siècle aux années 60. Chic assuré pour vos dîners en ville !

     

    Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

    Ancienne mode

    17, rue Moret

     

    Ses coffeeshops

    Canna coffee, le seul et véritable coffeeshop de Paris ! Comme son nom l’indique, ce petit salon de café s’est spécialisé dans la gastronomie au cannabis. Au menu : happy cookies, quiches… Tout est fait maison !

     

    Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

    Canna coffee

    118, rue Oberkampf

     

    Son amour du café

    Entre les nombreux salons de café et les torréfacteurs qui se sont installés dans le coin, les amateurs de café ne savent plus où donner de la tête ! Cependant, il y en a un qui nous particulièrement plu… Le café Spoune dans la rue Saint Sébastien. En plus d’avoir une carte maison au top, le décor y est soigné et le personnel aux petits soins. Vous pouvez même prendre ou déposer des livres, leur coin lecture est participatif !

     

    Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

    Café Spoune

    36, rue Saint Sébastien

     

    Ses lieux de nuit

    Les Parisiens l’ont bien compris ! Quand ils veulent sortir, ils regardent du côté du 11ème en premier. De nombreux clubs et bars de nuit ont élu domicile dans l’arrondissement. Les rues Oberkampf, Jean-Pierre Timbaud ou de la Roquette n’ont plus de secrets pour les oiseaux de nuit.

     

    Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

     

     

    Sa force d’expression

    Pas une journée sans un rassemblement ou un début de manifestation sur la Place de la République, haut lieu de la revendication en tout genre. Il faut dire que son doux nom symbolique est rempli d’espoir. En tous les cas, nous aimons le penser !

     

    Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

     

    Son Square Maurice-Gardette

    L’un des lieux les plus prisés du quartier. On pourrait presque se croire à Londres avec ses parterres de fleurs impeccables, ses arbres centenaires et son petit kiosque tout mignon ! Un lieu qui vous dépaysera, c’est sûr !

     

    Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

     

    Son Cirque d’Hiver

    Petits ou grands, le Cirque d’Hiver vous émerveillera. Si malgré tout, le cirque ne trouve pas grâce à vos yeux, le bâtiment reste une merveille architecturale. Construit en 1852 par Jacques Hittorff.

     

    Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

    Cirque d’Hiver

    110, rue Amelot

     

    Ses « vrais » hipsters

    On ne peut pas parler du 11ème sans parler des hipsters ! Le berceau historique des barbus aux chemises bûcherons et pantalons improbables. En même temps, c’est normal. L’arrondissement est le plus cool de la ville… On ne cesse de vous le dire !

     

    Et son canal

    Cette magnifique « artère liquide » qui lui donne des allures d’Amsterdam à certaines heures de la journée. Été comme hiver, on peut pique-niquer ou boire un verre sur ses berges ou pour les plus cinéphiles, se prendre pour Amélie Poulain en jetant des cailloux du haut de l’écluse !

     

    Pourquoi le 11ème est le meilleur arrondissement de Paris

     

    Article paru dans Paris ZigZag

     


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  • Lorsque la société de Gustave Eiffel a construit le monument le plus reconnaissable de Paris pour la Foire mondiale de 1889, beaucoup ont considéré le massif bâtiment de fer avec scepticisme. Aujourd’hui, la tour Eiffel, qui continue de jouer un rôle important dans les émissions de télévision et de radio, est considérée comme une merveille architecturale et attire plus de visiteurs que toute autre attraction touristique payante dans le monde.

    La tour Eiffel est une tour en treillis de fer forgé du Champ-de-Mars à Paris. Il porte le nom de l’ingénieur Gustave Eiffel, dont la société a conçu et construit la tour. Construit de 1887 à 1889 pour accueillir l’Exposition universelle de 1889, il a été critiqué à l’origine par certains des plus grands artistes et intellectuels français, mais il est devenu une icône culturelle de la France et l’une des structures les plus reconnaissables au monde. La tour Eiffel est le monument payant le plus visité au monde avec plus de 6 millions de visiteurs en 2017.

     

    La folle histoire de la tour Eiffel

     

    La tour fait 324 mètres de haut, à peu près à la même hauteur qu’un bâtiment de 81 étages et est la plus haute structure de Paris. Sa base est carrée et mesure 125 mètres de côté. Au cours de sa construction, la tour Eiffel a dépassé le monument de Washington pour devenir la plus haute structure artificielle du monde, titre qu’elle a conservé pendant 41 ans jusqu’à l’achèvement du Chrysler Building à New York en 1930. En dehors des émetteurs, la tour Eiffel est la deuxième plus haute structure de France après le viaduc de Millau.

    La tour a trois niveaux pour les visiteurs, avec des restaurants aux premier et deuxième niveaux. La plate-forme du niveau supérieur se trouve à 276 m du sol, et c’est la plus haute plate-forme d’observation accessible au public dans l’Union européenne. Des billets peuvent être achetés pour monter par des escaliers ou pour monter aux premiers et deuxièmes niveaux. La montée du niveau du sol au premier niveau est de plus de 300 marches, tout comme la montée du premier niveau au second. Bien qu’il y ait un escalier au niveau supérieur, il est généralement accessible uniquement par ascenseur.

     

     

    La folle histoire de la tour Eiffel

     

    Les origines de la tour Eiffel

    En 1889, Paris a accueilli une exposition universelle à l’occasion du centenaire de la Révolution française. Plus d’une centaine d’artistes ont soumis des propositions pour un monument à construire sur le Champ-de-Mars, situé au centre de Paris, et servir d’entrée à l’exposition. La commission a été attribuée à Eiffel & cie, une société de conseil et de construction appartenant au célèbre constructeur de ponts, architecte et expert en métaux, Alexandre-Gustave Eiffel.

    Bien qu’Eiffel reçoive souvent tout le mérite pour le monument qui porte son nom, il s’agit de l’un de ses employés, un ingénieur en structures nommé Maurice Koechlin, qui a proposé et peaufiné le concept. Plusieurs années plus tôt, les deux avaient aussi collaboré à la conception de l’armature métallique de la Statue de la Liberté. Selon les rumeurs, Eiffel aurait rejeté le plan initial de Koechlin pour la tour, lui demandant d’ajouter de nouvelles fioritures. La conception finale prévoyait plus de 18 000 pièces de fonte et 2,5 millions de rivets.

     

     

    La folle histoire de la tour Eiffel

     

    Plusieurs centaines de travailleurs ont passé deux ans à assembler le cadre de la tour en treillis emblématique, qui, lors de son inauguration en mars 1889, mesurait près de 300 mètres de hauteur. En 1957, une antenne a été ajoutée pour augmenter la hauteur de la structure de 24 mètres, rendant alors la tour Eiffel plus haute que le Chrysler Building, mais pas plus que l’Empire State Building, qui avait dépassé son voisin en 1931.

    Des millions de visiteurs, pendant et après la Foire mondiale, se sont émerveillés devant la nouvelle merveille architecturale de Paris. Cependant, tous les habitants de la ville n’étaient pas aussi enthousiastes. Beaucoup de Parisiens craignaient que la structure ne soit pas saine ou la considèrent comme une pollution visuelle. Le romancier Guy de Maupassant, par exemple, aurait tellement détesté la tour qu’il déjeunait souvent au restaurant à sa base, le seul point de vue où il pouvait complètement éviter de voir la silhouette menaçante de la tour.

     

     

    La folle histoire de la tour Eiffel

     

    La tour Eiffel, le trésor de Paris

    Initialement conçue comme une exposition temporaire, la tour Eiffel a été quasiment démontée et démolie en 1909. Les autorités municipales ont décidé de la sauver après avoir reconnu sa valeur en tant que station radiotélégraphique. Plusieurs années plus tard, pendant la Première Guerre mondiale, la tour Eiffel avait aidé à intercepter les communications radio ennemies et à relayer les alertes Zeppelin. Elle a échappé à la destruction une deuxième fois pendant la Seconde Guerre mondiale puisqu’Hitler a initialement ordonné la démolition du symbole le plus cher de la ville, mais le commandement n’a jamais été exécuté.

    Au fil des ans, la tour Eiffel a été le théâtre de nombreuses cascades, manifestations cérémonielles et même d’expériences scientifiques. En 1911, par exemple, le physicien allemand Theodor Wulf a utilisé un électromètre pour détecter des niveaux de rayonnement plus élevés à son sommet qu’à sa base, en observant les effets de ce qu’on appelle maintenant les rayons cosmiques. La tour Eiffel a également inspiré plus de 30 répliques et structures similaires dans différentes villes du monde.

     

    Article paru dans dailygeekshow

     

     

     


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  • Les dernières traces de la guillotine à Paris

     

    Dans l’une des rues les plus passantes du 11ème arrondissement se cache l’un des rares vestiges d’une guillotine à Paris. Très discrètes, presque invisibles aux yeux des passants, ces traces ne se remarquent que si l’on sait où et quoi regarder…

     

    Les dernières traces de la « Louisette » parisienne

    C’est à l’angle des rues de la Roquette et de la Croix Faubin, au niveau du passage piéton, qu’on peut les découvrir : cinq dalles rectangulaires incrustées dans le bitume. Ces dalles permettaient, à une époque bien plus proche de la nôtre que la Révolution française, de caler la guillotine pour assurer son bon fonctionnement.

    En effet, à partir du XIXème siècle, l’échafaud est supprimé et la guillotine – moyen d’exécution qui restera en vigueur jusqu’en 1977 – installée à même le sol. La machine à couper les têtes est ainsi beaucoup plus stable et la lame glisse parfaitement jusqu’à la nuque du condamné.

     

     

    Les dernières traces de la guillotine à Paris

     

    Cette guillotine dont il ne nous reste que les dalles était placée devant l’ancienne prison de la Grande Roquette. Les exécutions avaient lieu tard dans la nuit, face à la prison, et devant une foule de spectateurs. Sur ce cliché de la prison de la Grande Roquette datant de la fin du XIXème siècle, on peut voir, tout en bas et au milieu des pavés, l’emplacement des fameuses dalles :

     

     

    Les dernières traces de la guillotine à Paris

     

    Au-delà de la prison de la Grande Roquette, d’autres lieux ont accueilli la guillotine à Paris. Son emplacement le plus connu reste le place de la Concorde, là où seront exécutés, sous la Terreur, les principaux opposants du régime révolutionnaire et la famille royale. La place de Grève (actuelle place de l’Hôtel de Ville), la place Saint-Jacques ou encore les places de la Bastille et du Trône-Renversé font également partie des lieux ayant accueilli le « hachoir national ».

     

    Dalles de la guillotine – 16 rue de la Croix Faubin, 75011

    Métro : Père Lachaise (lignes 2 et 3) ou Philippe Auguste (ligne 2)

     

    Article paru sur le site « Paris ZigZag »

     


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